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Le cadre de la CNULCD

Depuis son adoption en juin 1994, la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CNULCD) offre un cadre international dont l’objectif est « de lutter contre la désertification et d’atténuer les effets de la sécheresse dans les pays gravement touchés, en particulier en Afrique ».

Elle est l’une des trois Conventions de Rio (Climat, Biodiversité, Désertification) issues du Sommet de la Terre tenu en 1992. Tous les deux ans, les pays parties de la Convention se réunissent lors d’une conférence des parties (COP), pour évaluer les avancées de la lutte contre la désertification et fixer de nouvelles orientations.

À ce jour, cette reconnaissance internationale de la désertification, dont les conséquences menacent l’humanité entière, n’a pas permis d’enrayer le phénomène.

La place de la société civile dans la CNULCD

Si le rôle de la société civile est essentiel pour agir sur le terrain contre la désertification, il n’en est pas moins indispensable dans les arènes des négociations internationales pour témoigner des réalités vécues par les populations rurales, proposer des solutions adaptées et interpeller les gouvernements et leurs partenaires sur le respect de leurs engagements. La CNULCD est un cadre qui offre une place importante à la société civile. Les organisations de la société civile qui sont accréditées à la CNULCD peuvent participer aux plénières des négociations des COP, et y prennent la parole collectivement.

En savoir plus sur l’accréditation à la CNULCD

Les organisations de la société civile ont mis en place un panel des OSC, réélu tous les 2 ans et constitué d’un·e représentant·e par région des Nations Unies (Afrique, Amérique Latine et Caraïbes, Asie, Europe Centrale et Orientale, Europe de l’Ouest et Autres Groupes). Ce panel des OSC est chargé de suivre les processus en cours au sein de la CNULCD entre deux COP et d’y assurer la prise en compte des points de vue de la société civile.

L’action du ReSaD dans le cadre de la CNULCD

Au moment de la naissance du réseau, la société civile sahélienne francophone peinait à se faire entendre au sein de la Convention des Nations Unies sur la Désertification, où les négociations sont conduites principalement en anglais. Depuis plusieurs décennies, la désertification est pourtant une préoccupation majeure au Sahel, et la Convention est le seul espace international permettant un dialogue régulier entre dirigeants, bailleurs, scientifiques, etc.

Le ReSaD forme ainsi le seul réseau organisé de la société civile francophone, actif au Sahel dans le cadre politique de la Convention des Nations-unies sur la Lutte contre la Désertification.

  • Le ReSaD informe ses membres sur les enjeux et avancées politiques à travers une veille stratégique réalisée en continu, vulgarisée et diffusée auprès des acteurs de la lutte contre la désertification.
  • Il facilite la construction de positions communes en rassemblant la société civile dans les pays et à l’international pour qu’elle se concerte et formule des recommandations sur les politiques publiques en lien avec les terres.
  • Il interpelle les décideurs dans les pays, et à l’international lors des COP, pour faire entendre les positions communes de la société civile et des populations sahéliennes.

Grâce au ReSaD, un nombre croissant d’ONG et d’associations du Sahel se sont accréditées à la CNULCD et ont été intégrées à la préparation collective des COP et à la production de papiers de position. Ces organisations de la société civile ont aussi été davantage intégrées dans les discussions nationales pour l’élaboration des politiques de lutte contre la désertification, comme l’élaboration des cibles de neutralité de dégradation des terres. Le ReSaD a permis d’améliorer les compétences des organisations membres des plateformes sur les techniques de plaidoyer et d’accompagner l’émergence de porte-paroles.

Dates clés

  • Depuis 2010 : participation organisée du ReSaD aux COP de la CNULCD
  • 2019 : Organisation du Sommet Désertif’actions à Ouagadougou au Burkina Faso